Footing, un jour de confinement.

Le bruissement des feuilles dans les arbres, l’odeur des pâquerettes dans l’herbe encore mouillée de l’orage de la veille, le clic clic des arroseurs qui se déclenchent automatiquement, les embruns laissés par les jets d’eau dépassant des terrains de sport et qui viennent vous asperger en une gerbe d’eau rafraîchissante … Le footing, finalement, c’est tout ça à la fois, à quelques mètres de la maison – certes ce n’est pas la forêt ou le bord de mer – mais ce bonheur de se sentir libre, vivant, cherchant à adapter son souffle à sa course, pendant une petite heure, pas plus.

Et puis, un peu plus loin, coule une rivière…

Ruine

L. passa devant le restaurant où elle l’avait rencontré et avait su que ce serait lui … Le bâtiment en pierre de taille et aux boiseries apparentes n’était plus neuf ans après qu’un tas de béton, tagué et éventré, plus de fenêtres, plus de porte, envahi de ronces et de hautes herbes, une bâtisse à l’abandon et en ruine comme son histoire avec lui. Un champ de bataille.

# histoire d’amour # une ruine # une vie – 2019- FL – 27 juin 2019